réflexions sur la surdité
Isn’t communicating in one’s own language a fundamental right for nursing home deaf residents ?
Benoit DRION1, Jennifer SEMAIL2
1 Médecin coordinateur du réseau Sourds et Santé, Nord Pas de Calais, Groupement des
Hôpitaux de l’Institut Catholique de Lille, rue du Grand But BP 249, 59462 Lomme Cedex, France.
2 Infirmière sourde, EHPAD St François de Sales, Place Gandhi 2, 59160 Capinghem, France.
RÉSUMÉ___________________________________________
Les sourds pré-linguaux, concernés aujourd’hui par une entrée en maison de retraite médicalisée, ayant vécu toute leur vie
en pratiquant la langue des signes au sein de leur communauté, se retrouvent très isolés, dans des établissements où la langue des signes n’est pas présente. Dans un établissement destiné à les
accueillir, la pratique de la langue des signes par le personnel n’est pas suffisante. La condition essentielle, qui permet un accueil correct de cette population, est l’intégration aux
équipes, de personnel lui-même sourd et locuteur de la langue des signes.
SUMMARY_________________________________________
Admission to a nursing home means seclusion for prelingual deaf people who have used sign language all
their life. Nursing homes providing care for the deaf should have personnel capable of using sign language. But even that is not be enough. If such institutions want to provide adequate care for this population, the essential point is to have teams with deaf personnel who use sign language themselves.
Rev Geriatr 2015 ; 40 (2) : 83-4.
Mots clés : Maison de retraite médicalisé - Langue des Signes - Communauté sourde - Surdité pré-linguale - Communication
Keywords : Nursing home - Sign language - Deaf community - Prelingual deafness - Communication
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